L’inquiétude a officiellement cédé la place à la colère ce vendredi 6 novembre 2026. Munis de pancartes et scandant des slogans évocateurs tels que « Libérez Topaz ! », les travailleurs de l’unité industrielle Topaz Multi Industries, située à Manéah, sont descendus en masse dans l’enceinte et aux alentours de l’entreprise pour exprimer leur désespoir et réclamer la reprise immédiate des activités.
Derrière les portes closes de l’usine, ce sont des milliers de destins professionnels et familiaux qui se trouvent aujourd’hui suspendus.
Selon les informations plus de 3 000 emplois directs et indirects qui dépendent de cette plateforme de fabrication de produits plastiques.
Les manifestants déplorent qu’une éventuelle reprise partielle, évoquée par moments, ne permettrait qu’à une infime minorité à peine une centaine de personnes de retrouver son poste, laissant des milliers de pères et mères de famille dans l’incertitude la la plus totale.
Interrogé par notre rédaction, Mamadouba Sylla, employé au sein de cette unité industrielle, lance un vibrant appel aux pouvoirs publics :
« Le gouvernement doit nous aider, c’est grâce à cela que nous gagnons notre pain quotidien. Nous ne sommes pas opposés à la protection de l’environnement, mais nous réclamons des mesures qui préservent aussi l’industrie nationale et les emplois. Il nous faut au moins des mesures d’accompagnement.»
Si un moratoire avait été évoqué par le passé pour accorder un répit à certains acteurs industriels face aux restrictions sur les plastiques à usage unique, les salariés jugent aujourd’hui ces dispositions insuffisantes. face à l’asphyxie économique du secteur.
Face à la montée de la tension, des responsables communaux de Manéah se sont rendus sur place pour engager le dialogue et tenter d’apaiser la situation.
Aissatou Diallo pour DamalGuinee.com



























