Le gouvernement guinéen a décidé d’interdire la production et la commercialisation des plastiques et sachets à usage unique. C’est une manière de réduire les milliers de tonnes de déchets plastiques qui affectent les sols, les eaux et la santé publique.
Depuis l’entrée en vigueur de cette décision, les prix des bouteilles d’eau ne font que grimper dans la capitale et ses environs. La bouteille d’eau de 1,5 litre d’eau Coyah a connu une hausse spectaculaire, ce qui irrite plusieurs citoyens.
« On avait l’habitude d’acheter à 5 000 GNF, aujourd’hui c’est à 6 000, voire 7 000 GNF dans de nombreuses boutiques de détail. Les petites bouteilles sont à 2 000 GNF et le format moyen à 3 000 GNF, et ça ne te suffit même pas tellement c’est petit. L’État doit revoir cette décision et surtout encadrer les prix, sinon à cette allure, on va souffrir », déplore Mariame Camara, rencontrée à la gare routière de Coyah.
Pour Mamadou Baillo Diallo, citoyen dans la préfecture de Coyah, cette décision du gouvernement est toutefois à saluer.
« C’est une bonne chose. Au moins, la capitale sera propre. Regardez les tonnes de déchets qu’on rencontre dans la cité ! C’est très déplorable. Je sais que cette décision a des conséquences d’ordre économique sur la population, mais je suis sûr qu’on va les surmonter juste pour voir notre capitale propre », a lancé ce commerçant.
Si la décision d’interdire les plastiques à usage unique s’inscrit dans une démarche environnementale noble, l’État doit mettre en place des pistes de solutions afin d’accompagner la population dans cette transition.
De Kouriah, Aissatou Diallo pour DamalGuinee.com
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