La crise liée à la disparition des sachets d’eau potable continue de faire couler beaucoup d’encre. Ce mardi 6 octobre, c’est le secteur privé qui a pris la parole pour analyser la situation. Lors d’une conférence de presse tenue à la Maison de la Presse, l’opérateur économique Mohamed Kourouma, PDG de la société Hamana, a dressé un constat lucide sur cette période de transition écologique difficile.
Pour le chef d’entreprise, la disparition quasi immédiate des emballages plastiques dans les rues est un signal fort du respect de l’autorité de l’État.
« Il faut féliciter la population guinéenne. Depuis l’interdiction de l’utilisation des sachets plastiques à usage unique, l’eau en sachet a disparu en trois jours. Cela veut dire que le Guinéen a commencé à comprendre qu’il faut respecter la loi. C’est la loi qui est importante. Donc, il faut féliciter les Guinéens et la population», a-t-il déclaré.
Lors de cette rencontre, le PDG de la société Hamana a expliqué, chiffres à l’appui, la racine du problème qui assoiffe actuellement la population.
« Avec l’interdiction de l’utilisation des plastiques à usage unique, les sachets d’eau ont disparu. Maintenant, les 15 % de bouteilles d’eau qui sont sur le marché ne suffisent pas à toute la population. C’est pour cela qu’il y a eu une crise d’eau. Maintenant, pour produire 100 % de bouteilles d’eau, ça va prendre du temps. C’est la difficulté qu’il y a en ce moment. Il faut se dire la vérité », a analysé l’opérateur économique.
Face à l’urgence de la situation et à la souffrance des populations, souvent obligées de se tourner vers des alternatives coûteuses comme les canettes, Mohamed Kourouma s’est voulu rassurant quant aux intentions des autorités.
« L’État est là pour accompagner la population, non pour lui nuire. Des analyses sont en cours au niveau gouvernemental et je suis convaincu qu’une solution sera trouvée dans les plus brefs délais », a-t-il conclu avec optimisme.
En attendant ces fameuses solutions, les industriels du secteur de l’eau font la course contre la montre pour adapter leurs chaînes de production et répondre, tant bien que mal, à une demande nationale devenue écrasante.
Sayon N’diaye pour DamalGuinee.com





















