Ce mardi 6 octobre 2026, le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, a annoncé que 217 personnes condamnées viennent de bénéficier d’une grâce présidentielle. Cependant, cette libération est assortie d’une condition stricte et inédite l’accomplissement d’un stage civique.
À travers le décret D/2026/299/PRG/SGG daté du 02 octobre 2026, le Président de la République a décidé d’accorder sa clémence à 217 détenus. Mais loin d’être un blanc-seing pour un retour immédiat à la rue, l’article 2 de ce décret stipule que le bénéfice de cette grâce est fermement subordonné à un « stage d’encadrement civique et de préparation à la réinsertion » d’une durée de quarante-cinq (45) jours.
Selon le communiqué officiel publié par le Ministère de la Justice, cette décision traduit la volonté du Chef de l’État d’accompagner le pardon d’une véritable démarche de responsabilisation. L’objectif est d’offrir aux personnes concernées une réelle opportunité de reconstruction personnelle, tout en garantissant un retour à la vie sociale qui respecte la loi, les droits d’autrui et la sécurité publique.
Pour l’organisation pratique de ce stage, les autorités ont d’ailleurs opté pour une synergie institutionnelle. Un arrêté conjoint (n° 839/MJDH/MDN/SGG) a ainsi été pris ce lundi 5 octobre 2026 par les ministres en charge de la Justice et de la Défense nationale pour fixer les modalités de cette formation.
Le document ministériel précise que ce stage poursuit une triple finalité qui est civique, éducative et sociale.
« À travers cette démarche, l’État donne à la clémence présidentielle une traduction concrète : accompagner la réinsertion, prévenir la récidive et contribuer durablement à la paix sociale et à la sécurité de tous », conclut le communiqué signé au nom du Garde des Sceaux.
Aissatou Diallo pour DamalGuinee.com
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