L’affaire suit son cours judiciaire sous l’œil vigilant du Parquet spécial de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). Dans un communiqué publié ce jeudi 14 octobre 2026, les autorités judiciaires ont apporté d’importants éclaircissements sur la procédure menée à l’encontre de plusieurs mis en cause, désormais écroués.
Selon le document officiel, après l’achèvement des enquêtes préliminaires et des investigations judiciaires, le dossier de la procédure a été déféré au parquet. Face aux indices relevés, le Procureur Spécial a pris la décision de placer les susnommés sous mandat de dépôt à la maison d’arrêt et de correction de Coyah.
Les personnes concernées devront répondre de faits extrêmement graves devant la justice. Le Parquet spécial indique que les poursuites sont engagées pour des infractions présumées de détournement de deniers publics, corruption, enrichissement illicite et blanchiment de capitaux, en perspective d’une audience prochaine. La même source précise que cette décision a été prise en présence du conseil des mis en cause, dans le strict respect des droits de la défense et du principe de la présomption d’innocence.
Revenant sur les délais de la procédure d’enquête, le Parquet a tenu à lever toute équivoque quant à la durée de la garde à vue. Il rappelle qu’en vertu de l’article 134 du code de procédure pénale, le délai initial est de 48 heures renouvelables. Toutefois, dans le cas d’espèce, la longue durée de la privation de liberté s’est justifiée par l’existence de faits présumés de blanchiment de capitaux, un domaine où les textes autorisent le doublement de ce délai.
Tout en réaffirmant sa détermination à poursuivre les infractions relevant de sa compétence dans le respect rigoureux des règles de procédure, le Parquet spécial met en garde contre la propagation d’informations parcellaires ou erronées.
Sayon N’diaye pour DamalGuinee.com



























