À quelques jours du congrès électif prévu ce 27 octobre, le football guinéen se trouve à la croisée des chemins. L’enjeu dépasse de loin une simple querelle de fauteuils ou une bataille de personnes : il s’agit de décider si notre sport roi doit poursuivre sa descente aux enfers ou enfin retrouver le chemin de la dignité et des sommets.
Face aux 53 congressistes qui détiennent entre leurs mains le destin de millions d’amoureux du ballon rond, un choix d’expérience et d’intégrité s’impose : celui de Mamadou Antonio Souaré.
Qu’on le veuille ou non, le passage d’Antonio Souaré à la tête de la Fédération Guinéenne de Football reste gravé dans la mémoire collective comme une période de grandeur et d’efficacité. Son mandat n’a pas été fait de vaines promesses, mais d’actes concrets. C’est sous sa gouvernance audacieuse que la Guinée a réussi le tour de force d’obtenir deux places qualificatives pour ses clubs engagés sur la scène continentale, un fait d’armes inédit qui a replacé notre pays sur la carte du football africain.
Mais Antonio Souaré n’est pas seulement un administrateur éclairé ; c’est un bâtisseur dans l’âme. Combien sont-ils, parmi ceux qui s’agitent aujourd’hui, à pouvoir se prévaloir d’un investissement personnel aussi massif pour la jeunesse de notre pays ? Homme de terrain, il a mis sa fortune et sa passion au service du sport en construisant un stade moderne, une académie de formation de référence et en maintenant un club parmi les plus compétitifs du continent. Sa connaissance intime des réalités du football local s’accompagne d’un carnet d’adresses impressionnant auprès des plus hautes instances de la CAF et de la FIFA. Quand Antonio Souaré parle, l’Afrique du football l’écoute.
Pourtant, à l’approche du scrutin, le spectacle navrant des détracteurs bat son plein. Faut-il s’en étonner ? Sans bilan à présenter, incapables de proposer la moindre vision crédible pour sortir le football guinéen de sa léthargie actuelle, certains candidats de la dernière heure ont trouvé leur unique arme : le dénigrement systématique et la distribution honteuse de billets de banque pour tenter d’acheter les consciences.
Face à cette tentative de corruption des valeurs, l’heure est à la responsabilité. Les 53 délégués ne doivent pas céder aux sirènes de l’opportunisme éphémère. Vendre son vote aujourd’hui, c’est condamner le football guinéen à l’agonie pour les années à venir. Le 27 octobre prochain, le choix de la compétence, du don de soi et de la dignité porte un nom : Mamadou Antonio Souaré. Pour le salut de notre football, sachons reconnaître ceux qui bâtissent et rejeter ceux qui achètent.
Par Moriah Di (626 86 60 42)


























