C’est un rappel à l’ordre ferme et sans équivoque. Au terme de ses vastes missions de sensibilisation menées à travers toutes les préfectures du pays par ses commissaires, la Haute Autorité de la Communication (HAC) a dressé un constat alarmant. Si l’institution salue l’accompagnement des autorités administratives, judiciaires, religieuses et des acteurs des médias, elle s’insurge contre la persistance et l’expansion de la prolifération des Web TV illégales.
Dans un communiqué officiel rendu public ce 20 octobre 2026 et signé de son président, Boubacar Yacine Diallo, la HAC déplore que, malgré ses efforts pédagogiques d’explication des textes légaux, ces médias en ligne se multiplient de manière incontrôlée, s’étendant désormais jusque dans les villages.
Pour l’organe de régulation, ces plateformes numériques voient le jour en violation flagrante des procédures d’autorisation en vigueur. Pire, elles sont généralement animées par un personnel non professionnel, ce qui « *compromet gravement l’éthique et la déontologie journalistiques ».
Rappelant que la création et l’exploitation de tout média en Guinée sont strictement encadrées par la loi, la HAC passe désormais à la vitesse supérieure.
Face à ce qu’elle qualifie de manquement persistant, l’institution tape du poing sur la table. À compter de la date de publication du communiqué, la HAC se réserve le droit d’appliquer des sanctions avec la plus grande rigueur contre tous les contrevenants identifiés.
Un appel pressant est ainsi lancé aux promoteurs et acteurs des médias afin qu’ils se conforment sans délai aux dispositions légales en vigueur. L’objectif affiché reste la préservation d’un paysage médiatique guinéen à la fois libre, responsable et professionnel.
Aissatou Diallo pour DamalGuinee.com


























