C’est un tournant décisif pour des milliers de riverains et un soulagement en perspective pour de nombreux occupants. Dans un décret rendu public, le président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, a officialisé le déclassement de plus de 750 hectares de réserves foncières répartis entre le secteur de Simbaya-Wanindara et l’île de Kassa. Une décision forte qui ouvre la voie à la réorganisation urbaine et à la régularisation foncière dans ces zones convoitées.
Ce décret présidentiel vient redéfinir le statut juridique de vastes superficies jusqu’alors bloquées sous le régime domanial de l’État :
À Simbaya-Wanindara : C’est une réserve foncière de plus de 315 hectares (précédemment régie par un décret datant de novembre 1989) qui est ainsi officiellement sortie du domaine public.
Sur l’île de Kassa : Une superficie de plus de 435 hectares fait également l’objet de ce déclassement historique.
Si cette mesure insuffle une bouffée d’oxygène aux occupants et trace les contours d’une restructuration urbaine très attendue, le décret pose un cadre strict. Tous les terrains ne sont pas concernés par cette libération foncière.
Le texte protège farouchement l’intérêt général et les infrastructures communautaires existantes. Sont ainsi strictement exclus du déclassement :
Les terrains sous baux et contrats réguliers,
Les équipements publics et infrastructures socio-éducatives (écoles, centres de santé),
Les lieux de culte, les cimetières et les espaces verts,
Les installations des forces de défense et de sécurité,
Les emprises routières (notamment la route Le Prince, les transversales et les voies secondaires) ainsi que leurs servitudes.
Aissatou Diallo pour DamalGuinee.com


























